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La fin de vie

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Pour réfléchir sur un débat d'actualité, deux livres sur la fin de vie, une biographie et un roman.

 

Entre le choix individuel de mourir car la maladie incurable et la souffrance vous empêcheront d'exprimer un choix (vous allez étouffer de l'intérieur) et le choix pour une famille de mettre fin aux souffrances d'un être cher grâce à la loi Leonetti, ces deux livres nous mettent face à des sentiments et émotions partagées entre la perte et le deuil d'une personne, les choix religieux. Pour Anne Bert un témoignage révolté mais une ode à la splendeur du monde qu'elle va quitter. Pour le roman, un hymne à la vie et à l'amour.  Quand il est temps de dire « je t'aime » à ceux qu'on aime avant de leur dire adieu.


Anne BERT  - Le tout dernier été – Fayard, 2017.

anne bertJe viens de rencontrer mes passeurs. Ces hommes qui font désormais partie de ma vie puisqu'ils vont m'aider à la quitter. Je les ai sentis rigoureux, exigeants, prudents. Et engagés à me tendre doucement la main. Une autre médecine qui, quand elle ne peut plus soigner le corps, se décide à soigner l'âme. Parce qu'elle aime furieusement la vie et qu'elle est condamnée , Anne Bert a décidé de choisir et de ne pas subir jusqu'au bout les tortures que lui inflige la maladie de Charcot. C'est ce cheminement qu'elle nous raconte ici. Celui de devoir mourir hors-la-loi, et hors-les-murs, puisque la loi française ne l'autorise pas à abréger ses souffrances. Celui aussi de son dernier été. Il faut découvrir le goût des dernières fois et des renoncements, apprendre à penser la mort, dire au revoir à ceux qu'elle aime, en faisant le pari de la joie malgré le chagrin. Un récit poignant, une ode à la liberté et à la vie, permise seulement par sa détermination à dire non.

 

 

 


Victoria KLEM – La traversée du Sambatyon – Editions Sépia, 2016.

victoria klemBetty remarque à peine cette lumière de fin de vie qui nimbe la pièce où il se trouve. Elle se tient avec moi sur le pas de la porte, vacillante, s'impatientant de pouvoir enfin l'approcher de près et le toucher. Ses yeux sont maquillés et sa tête est couverte par respect pour les lieux. Elle a refusé de s'habiller en noir et s'est vêtue d'une veste couleur parme. Même dans ces moments tragiques, les yeux rougis et le teint pâle, je la trouve belle. Au coeur d'un huis-clos vibrant, dans une langue émouvante et sensible, Victoria Klem nous livre l'amour absolu d'une famille pour celui qui se meurt en l'accompagnant jusqu'à sa fin. L'auteure confie qu'il lui a tout appris, surtout le courage d'accepter de partir. Ce roman est un témoignage intime et précieux où l'espoir jaillit comme une promesse d'avenir.